DiagRaMIE
LE PROJET DiagRaMIE :
Au cours de ces dernières années, l’émergence de nombreuses maladies infectieuses n’a cessé d’augmenter de façon considérable. Cette hausse, d’origine multifactorielle, rend de plus en plus prévisible l’apparition de nouvelles épidémies et donc de potentielles crises sanitaires.
Dernièrement, l’émergence de la pandémie de Covid-19 a conduit à une crise sanitaire et économique majeure d’ordre mondial. La France, comme de nombreux pays européens, s’est retrouvée très vite désarmée à cause d’un manque d’anticipation et de moyens humains et techniques. A cette crise sanitaire de grande ampleur s’est ajoutée rapidement une crise logistique avec comme point majeur une incapacité (dans les premiers temps) à diagnostiquer la population et donc à contrôler cette épidémie. Le bilan de cette pandémie révèle des faiblesses importantes dans l’anticipation et la gestion de crises sanitaires. L’absence de tests de diagnostic déjà évalués et certifiés a contribué à la rapide dissémination du virus. Ainsi, cette pandémie illustre parfaitement les impacts majeurs que peuvent avoir les émergences de nouveaux pathogènes ou pathogènes préexistants dans les domaines sanitaires mais aussi économiques et sociaux.
En réponse à cette crise, le projet DiagRaMIE (Évaluation des Solution de Diagnostic Rapide de Maladie Infectieuse Émergente et menace NRBC), vise à contribuer concrètement à la prévention et aux contrôles des phénomènes d’émergence ou de réémergence de maladies infectieuses, à l’anticipation d’une réponse efficace face à de potentielles nouvelles pandémies, aux menaces et risques susceptibles de provoquer une crise sanitaire majeure.
L’objectif global du projet est de mettre en place, de développer et de pérenniser une filière française de tests immunologiques de diagnostic rapide (TDRs) in vitro activable ou réactivable à tout moment.
Le développement de nouveaux TDRs fait intervenir en premier lieu la mise au point de matières premières biologiques permettant la détection des cibles d’intérêt, d’où la constitution de ce registre (DiagRaMIE Biobanque) comprenant des échantillons biologiques avec des données associées.
A partir de ce registre, des recherches seront réalisées pour permettre le développement de TDRs ciblant 6 des 11 pathogènes considérés comme prioritaires par l’OMS. Ainsi, ces TDRs pourront être rapidement déployés en cas d’une nouvelle crise sanitaire.
De plus, d’autres recherches pourront également être réalisées à partir de ce registre pour l’évaluation d’autres tests de diagnostic rapides dans les maladies infectieuses.

Objectif général :
Constituer une collection d’échantillons biologiques (avec données associées) à partir de reliquats de prélèvements collectés dans le cadre du soin.
Différents types d’échantillons seront sélectionnés afin d’avoir un large panel de matrices biologiques (sérum, plasma, aspiration bronchiques, lavage broncho-alvéolaires, crachats, urines, prélèvement cutanées, écouvillons).
Objectifs des études issues du registre
Cette biobanque pourra être rapidement mobilisable en cas de besoin pour le développement de tests rapides de diagnostic.
Plus d’informations :
APHP : https://www.aphp.fr/
CRB (Centre de Ressources Biologiques AP-HP Paris Saclay): https://hopital-bicetre.aphp.fr/crb/
Unité de Recherche Clinique Hôpital Kremlin Bicêtre : https://hopital-bicetre.aphp.fr/crc/
Projet financé par la BPI France

Lorsque vous avez donné votre accord de participation au registre de la biobanque DiagRaMIE lors de la signature du consentement, vous avez accepté que vos données de santé soient utilisées à des fins de recherche.
Les informations extraites pour mener ces études de recherche se feront avec un accès sécurisé et limité aux seules personnes soumises au secret professionnel sous la responsabilité du médecin en charge de ce traitement des données, exactement comme c’est le cas pour le registre.
Les équipes médicales de recherche, participant au registre, qui souhaitent réaliser des analyses statistiques sur des données du registre, devront d’abord avoir l’approbation du Comité de Pilotage du registre et recevront une extraction des données, limitée aux seules données nécessaires pour faire l’étude. Les analyses seront toujours réalisées de façon anonyme sur des données codées sans aucune mention des noms et prénoms des patients et les résultats sont produits sous une forme résumée qui ne permet en aucun cas de vous identifier.
Vous pouvez, tout en participant au registre, vous opposer à tout moment à l’utilisation de vos données dans cette étude de recherche en remplissant notre formulaire de contact. Votre participation à ces études est libre et volontaire et votre décision n’entraînera aucun préjudice sur la qualité des soins et des traitements que vous êtes en droit d’attendre.
Nous continuons à mettre à jour la liste des études utilisant les données du registre. N’hésitez pas à vous connecter régulièrement pour suivre les nouvelles études réalisées et à nous contacter pour toute question ou information sur le registre ou l’utilisation des données du registre aux coordonnées suivantes :
Service bactériologie
Hôpital Bicêtre AP-HP
78, avenue du Général Leclerc
94270 Le Kremlin-Bicêtre
Accueil téléphonique : 01 49 59 66 57
Ce projet vise à développer des tests rapides de détection pour plusieurs pathogènes considérés comme prioritaires par l’OMS :
Poxvirus (variole & apparentés [monkeYPOX])
Peste (Yersina pestis)
Morve & Mélioïdose (Burkholderia malleï & pseudomalleï)
Tularémie
La tularémie est une maladie causée par la bactérie Francisella tularensis. Elle touche les mammifères, particulièrement les lièvres et les rongeurs. La tularémie peut être transmise à l’humain via des micromammifères sauvages (lièvre, campagnols, mulots, etc.) et des tiques (Ixodes) et peut causer des problèmes cutanés, digestifs ou respiratoires.
Le temps d’incubation varie entre trois et six jours et la maladie débute par l’apparition de symptômes pseudo-grippaux tels que baisse de l’état général, fièvre, frissons, céphalées, myalgies et anorexie. Six formes de tularémie ont été décrites : ulcéro-glandulaire, glandulaire, oculoglandulaire, pharyngée, typhoïde et pulmonaire.
La tularémie évolue le plus souvent favorablement (létalité inférieure à 1% avec la sous-espèce holarctica, mais jusqu’à 30% en l’absence de traitement avec la sous-espèce tularensis).
Francisella tularensis est présent dans toute l’Amérique du Nord, en Europe continentale, en Russie, en Chine et au Japon. Il peut sévir tous les mois de l’année mais est plus fréquent au début de l’hiver pendant la saison de la chasse et pendant le printemps et l’été lorsque les tiques et les taons sont abondants.
La plupart des pays d’Europe sont concernés. Environ 50 cas de tularémie sont déclarés chaque année en France, 80 % des cas sont répertoriés dans le nord-est et le centre du pays. Si l’on fait abstraction du personnel de laboratoire et des consommateurs de viande insuffisamment cuite, les chasseurs et les personnes en contact régulier avec les animaux représentent l’essentiel de la population à risque.

Symptômes cutanés (Kademir et al. 2020)

Répartition mondiale de la tularemie et des souches de F. tularensis (type A, type B de biovar I ou II).(Maurin et al. 2014)
- Candida auris multirésistant
Candida auris est une espèce de levures saccharomycetes, identifiée pour la première fois en 2009 à partir d’une souche isolée de l’oreille externe chez une patiente japonaise. Il peut être responsable de candidose, qui est souvent acquis dans les hôpitaux par les patients immunodéprimés. Les champignons (levures) du genre Candida peuvent provoquer des infections superficielles touchant les muqueuses et la peau mais aussi une candidose invasive et grave en infectant la circulation sanguine, le système nerveux central et divers organes internes.
Il est considéré comme un pathogène émergent car une nette augmentation du nombre d’infections de C. auris dans une dizaine de pays de cinq continents a été observée au cours des années 2010. Son succès épidémiologique pourrait être lié au réchauffement climatique.

Symptôme cutnanés (Spivak et al. 2018)
- Arena virus large spectre
Le principal réservoir du virus Lassa est un petit rongeur: Mastomys natalensis. Le virus se transmet à l’homme par contact avec les excréments de l’animal (urines, fécès). Le virus peut également se transmettre d’homme à homme, principalement dans un contexte hospitalier, par contacts cutané-muqueux avec les fluides biologique.
Le tableau clinique de la fièvre de Lassa est variable :
Infection asymptomatique, très fréquente (80% des cas) à une fièvre hémorragique foudroyante. Chez les patients souffrant de graves maladies multisystémiques, la mortalité est de 16 à 45%. La fièvre de Lassa est endémique au Nigeria, en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, où des flambées épidémiques surviennent régulièrement.


Filovirus (Ebola virus, Marburg virus)
Autres coronavirus (SARS-CoV, MERS-CoV…)
Qui sommes nous ?
Le service de bactériologie de l’hôpital Bicêtre gère environ 2000 lits d’hospitalisation adulte et pédiatrie, dont plus de 100 lits de réanimation (60 adultes, et 40 de pédiatrie et de néonatologie), ce qui lui permet d’avoir accès à de nombreux échantillons cliniques.
De plus, le service de bactériologie hébergeant le Centre National de Référence de la résistance aux antibiotiques : résistance aux carbapénèmes chez les entérobactéries, a ainsi accès à plus de 5000 souches bactériennes multi-résistantes, voire toto-résistantes aux antibiotiques représentant l’épidémiologie nationale, et planétaire, car 50% des souches proviennent de l’étranger, du fait de rapatriement sanitaire ou de retour de vacances à l’étranger.
Enfin, Thierry Naas dirige l’équipe de recherche RéSIST (INSERM U1184) dédiée à l’étude des mécanismes de résistance émergents aux antibiotiques. Son équipe contribue à la production de certaines ressources primaires pour le développement de kits rapides mais aussi participe à la validation clinique et permettra, au travers de son réseau et collaborations (réseau Pasteur, OMS, Fondation Mérieux, MSF, …) d’avoir accès à des échantillons ou à des patients pour l’évaluation des performances cliniques des dispositifs.
Nos partenaires
CRB
C’est une plateforme qui assure la collecte, le traitement, la préparation, la conservation, et la mise à disposition des échantillons biologiques et des données cliniques associées pour les hôpitaux Antoine-Béclère, Bicêtre, Paul-Brousse et Raymond-Poincaré AP-HP. Le CRB Paris-Saclay garantit la qualité, la traçabilité de ces ressources biologiques et le respect de la réglementation en vigueur
NG-Biotech
NG Biotech conçoit et fabrique des outils de diagnostics in vitro innovants permettant un diagnostic médical ou suivi thérapeutique réalisables directement au chevet des patients (« point-of-care ») et proposant ainsi une analyse médicale délocalisée partout où elle peut être utile.
La société a été co-fondée en juin 2012 par Milovan Stankov-Pugès, en association avec Milovan Stankov père, biologiste immunologiste et ancien industriel pionnier des tests de diagnostic rapide (TDR) dans les années 1980, et avec le Dr Alain Calvo, également immunologiste, et ancien président de la filiale française du groupe Alere. Depuis, NG-Biotech commercialise ses tests dans plus de 50 pays.
En 2018, la société a obtenu son premier « FDA approval » pour un test multiplex de détection rapide de résistance aux antibiotiques (permettant d’obtenir un résultat en moins de 15 min au lieu de plusieurs heures, voire jours). Cette application, basée sur une approche innovante, est le résultat de la capitalisation de l’expertise de ses fondateurs, de brevets permettant de détecter simultanément jusqu’à 9 biomarqueurs cibles différents sur une même bandelette et du partenariat clé avec le CEA et le laboratoire de Bactériologie de l’hôpital Bicêtre, Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, qui héberge le Centre National de Référence de la résistance aux antibiotiques : résistance aux carbapénèmes chez les entérobactéries, le Kremlin-Bicêtre.
Depuis sa création, NG Biotech travaille en étroite collaboration avec des instances publiques françaises (CEA, AP-HP) pour le développement et l’évaluation clinique de nouveaux TDR. Cette stratégie de partenariat public-privé est essentielle pour l’innovation, le développement et la qualité des produits, et permet d’intégrer les diverses étapes du développement d’un produit depuis l’idée initiale issue de la recherche fondamentale jusqu’à la validation clinique du test développé.
CEA/SPI
Ce partenaire académique de renommée mondiale apporte ses compétences dans la recherche, le développement et le transfert de nouveaux anticorps permettant la détection de cibles d’intérêt, ainsi que son expertise dans le domaine des maladies émergentes, ré-émergentes et des menaces NRBC, notamment au travers de ses travaux et publications sur les programmes MIE-NRBC et l’antibiorésistance.
En effet, les pouvoirs publics ont confié au CEA en 2005 le pilotage opérationnel du programme interministériel de R&D NRBC-E, qui vise à doter l’état de solutions technologiques vis-à-vis des menaces NRBC-E. Dans le cadre de ce programme et de ses missions régaliennes, le SPI a développé et transféré à des industriels du domaine de nombreux tests de détection et de diagnostic des menaces B, et a historiquement l’expertise technologique et la culture de développement, caractérisation et production de réactifs biologiques (dont anticorps et antigènes).
Le SPI dispose ainsi déjà d’une large panoplie d’anticorps monoclonaux (plus de 1000 clones dirigés contre plus de 50 cibles) dont les développements ont été payés par l’Etat, contre de nombreuses cibles biologiques de la menace NRBC, qui sont souvent communes avec celles des maladies émergentes ou ré-émergentes. Ces développements pourraient bénéficier à la société NG-Biotech pour le développement plus rapide de TDR. Le SPI a donc une expertise et une autonomie complètes sur toute la chaine de valeurs : de la sélection de l’antigène cible au transfert des réactifs biologiques à l’industriel. Il dispose à ce titre de plateformes de production, caractérisation, purification d’antigènes et d’anticorps et de TDR dans leur version recherche, de laboratoires de sécurité biologique de niveaux 2 et 3 (et un accès privilégié au P4 de Lyon). Une demande de labélisation IBiSA pour la création d’une plateforme anticorps est en cours.
FAQ
Pour plus d’informations veuillez nous contacter.
Les données sont récoltées pendant 1 an et demi et seront conservées pendant 20 ans dans la base de données du registre avant d’être détruites selon la réglementation en vigueur.
Les différents pathogènes seront injectés dans les prélèvements recueillis pour une simuler une infection. Et ainsi permettront de valider la viabilité des différents kits.
Vos données identifiants ne seront accessibles qu’au personnel du service de microbiologie et de l’unité de recherche clinique du site de Bicêtre.
Vous pouvez à tout moment vous opposer à l’utilisation de vos données pour cette étude. Si vous souhaitez retirer votre participation vous pouvez nous contacter via notre formulaire de contact ou nous envoyer un courrier à l’adresse suivante :
Service de Bactériologie
Hôpital Bicêtre AP-HP
78, avenue du Général Leclerc
94270 Le Kremlin-Bicêtre
Accueil téléphonique : 01 49 59 66 57
Il est à noter que tous les échantillons et données associées qui ont collecté avant votre demande seront utilisés pour l’étude. en remplissant notre formulaire de contact
Contact
Afin que votre demande soit prise en compte merci de remplir le formulaire ci-après.
